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Calendrier
Demandez le programme !
14/05/08 Conférence Benoit Kullmann : actualités Parkinson 2008 Café des Arts place Yves Klein Nice 06000

29/05/08 Conférence Jean-Luc Delut : la musique du XIXème siècle : Beethoven 4Bd de Cimiez le Majestic NICE 06000

30/05/08 Conférence Pierre Lemarquis : Musique et Alzheimer Hôpital de Cimiez Nice 06000

14/06/08 Conférence Benoit Kullmann : Paramnésie reduplicative ( Magritte et la neurologie)

15/09/08
Conférences Benoit Kullmann : le concept de maladie neurodégénérative ; la paralysie supranucléaire progressive, naissance et démembrement ;  le neurologue, entre dégénérescence cortico-basale et syndrôme cortico-basal : IUGM, Montréal 9H-12h

17/09/08 Conférence Pierre Lemarquis : la cognition motrice à travers l'exemple de Glenn Gould Centre des Sciences de Montreal

22/09/08 Conférences Benoit Kullmann : les démences fronto-temporales ; la chorée de Huntington IUGM, Montréal 9H-12h

23/09/08 Conférences Benoit Kullmann : la démence à corps de Lewy ; les atrophies multi-systémiques ; le neurologue et l'hystérie  IUGM, Montréal 9H-12h

2/10/08 Conférence Benoit Kullmann : la neurologie au féminin

21/10/08 Conférence Jean-Luc Delut : la musique du XIXème siècle : Schubert

25/10/08 Conférence Pierre Lemarquis : Musique et Dopamine 2nd World Congress on Controversies in Neurology Athènes

20/11/08 Conférence Benoit Kullmann : variations sur la maladie d'Alzheimer I

12/12/08 Conférence Pierre Lemarquis : De Jean-Sébastien Bach à la Télécommande cérébrale CVCI

13/12/08 Conférence Benoit Kullmann : le sens de la douleur ; Apollon et Marsyas

05/02/09 Conférence Jean-Luc Delut : De Jean-Sébastien Bach à la Télécommande cérébrale CVCI

07/02/09 Conférence Pierre Lemarquis : Musique et Alzheimer

18/04/09 Conférence Benoit Kullmann : Inhibition et créativité

12/05/09 Conférence Michel Borg : Actualités de la maladie de Parkinson

12/05/09 Conférence Benoit Kullmann : Peinture et dopamine

12/05/09 Conférence Pierre Lemarquis : Musique et dopamine

13/06/09 Conférence Benoit Kullmann : de la chéloniophilie

20/06/09 Conférence Benoit Kullmann : Paul Richer et l'environnement artistique de Charcot

04/07/09 Concert Francine Guillouët - De Salvador : Schubert

04/07/09 Conférence Jean-Luc Delut : Schubert

08/07/09 Conférence Oury Monchi : Neuroimagerie fonctionnelle des connexions fronto-striatales : Neuroimaging studies in Parkinson¹s disease. Centre Hospitalier Princesse Grace, Monaco 17 H

09/09/09 Conférence Benoit Kullmann : Fiat Lux :  de la musique des sphères aux couleurs de l'arc-en-ciel Dusseldorf

09/09/09 Conférence Pierre Lemarquis : Lux Fiat : Et la lumière fut: "J.S.Bach, du cerveau bien tempéré à la théorie du chaos : cerveau, musique et mathématiques Dusseldorf

19/09/09 Conférence Benoit Kullmann : Magritte et la mémoire

08/10/09 Conférence Benoit Kullmann : l'image, entre virtuel et actuel C.U.M 21 H

26/11/09 Conférence Benoit Kullmann : L'esprit faux : du cerveau des facultés au cerveau des catégories

01/12/09 Conférence Michel Borg : Parkinson et dépression

01/12/09 Conférence Benoit Kullmann : l'art et le prosélytisme de la dépression

03/12/09 Conférence Jean-Luc Delut : Bach III ; rhétorique de la musique

05/12/09 Conférence Philippe Barrès : le What et le Where

05/12/09 Conférence Sandrine Louchart de la Chapelle : mémoires et émotions : « Une nouvelle dimension de la mémoire humaine »

08/12/09 Conférence Benoit Kullmann : douleur et théorie de l'esprit

09/12/09 Conférence Bruno Lussiez : anatomie de la crucifixion (association ARD, invitation du Dr Haiel Alchaar, fondateur)

09/12/09 Conférence Benoit Kullmann : de la poétique à la politique de la douleur (association ARD, invitation du Dr Haiel Alchaar, fondateur)

xx/12/09 Conférence Benoit Kullmann : le cerveau est-il une machine ?

16/01/10 Conférence Benoit Kullmann : le regard et l'image mentale

27/02/10 Conférence Pierre Lemarquis : Sérénade pour un cerveau musicien : plasticité neuronale

27/02/10 Conférence Benoit Kullmann : L'esprit faux : un cerveau en matière plastique ?

06/03/10 Conférence Benoit Kullmann : la construction du cerveau, I : de la Vanité à la Prétention, Ajaccio, Corse

25/03/10
Conférence Benoit Kullmann : les démences de type Alzheimer : actualisation des concepts, actualité thérapeutique

10-17/04/10 Conférence Benoit Kullmann : le concept de maladie neurodégénératives : nouvelles perspectives Montréal

10-17/04/10 Conférence Benoit Kullmann : un neurologue en visite au musée de Montréal

24/04/10 Conférence Pierre Lemarquis : Sérénade pour un cerveau musicien, Nice

24/04/10 Conférence Philippe Barrès : Alzheimer et musique Nice

24/04/10 Conférence Michel Borg , D. Bellevy : maladie de Parkinson, voix et chant Nice

24/04/10 Conférence Jean-Luc Delut  : psychanalyse de la musique Nice

24/04/10 Conférence Dominique Pringuet  : Blues et dépression Nice

24/04/10 Conférence Benoit Kullmann : Les dysprosodies, Nice

5/06/10 Conférence Benoit Kullmann :  (ombres au tableau) I renaissance et seconde mort de l'ombre   II la naissance de la peinture Séville III contours : le regard en action

18/06/10 Conférence Benoit Kullmann : un fantôme dans le Tableau Neurologique Nîmes

29/06/10 Conférence Benoit Kullmann  : les démences de type Alzheimer, Nice

5.07.2010 Conférence Benoit Kullmann : la maladie d'Alzheimer : du mythe à la mystification, Nice

09/09/10 Conférence Pierre Lemarquis : Sérénade pour un cerveau musicien, Mouans Sartoux

11/09/10 Conférence Benoit Kullmann : Le concept de maladie dégénérative (short version) Saint Paul

2.10.2010 Conférence Benoit Kullmann : un cauchemar cognitiviste, Nice

9.11.2010 Conférence Benoit Kullmann : actualité du problème XXX du pseudo-Aristote, Cannes

16.11.2010 Conférence Benoit Kullmann : le concept de maladie neuro-dégénérative (version longue), Nice

9.12.2010 Conférence Benoit Kullmann : l'attention, au delà du symptôme, Paris


13.01.2011 Conférence Benoit Kullmann :
Les complications neurologiques du diabète Nice

15.01.2011 Conférence Philippe Barrès: Croyance et Savoir  Nice

15.01.2011 Conférence Michel Benoît: Croyance et Suicide  Nice

15.01.2011 Conférence Michel Borg : Vrai et Faux mouvements anormaux chez les personnes célèbres   Nice

15.01.2011 Conférence Dominique Pringuey Croyance et Délire  Nice

15.01.2011 Conférence Saïd BensakelCroyances au cinéma : Diables et Démons Nice

15.01.2011 Conférence Benoit Kullmann :
L'incrédulité Nice

28.01.2011 Conférence Philippe Barrès : Troubles précoces du Langage et de la communication Marseille

28.01.2011 Conférence Pierre Bonhomme : Que reste-t-il du syndrome psycho-organique de Bleuler ? Marseille

29.01.2011 Conférence Benoit Kullmann : Préhistoire de la démence Marseille

.2011 Conférence Benoit Kullmann : Hommes au bord de la crise de nerf facial Nice

17.II.2011 Conférence Benoit Kullmann : Le concept de maladie dégénérative (very short version) Nice

19.II.2011 Conférence Pierre Lemarquis : aimer Jeff Koons est-il un signe de Maladie d’Alzheimer ?  La Celle


Conférence Le cerveau des Jésuites revisité I et II Fascination et Sidération  La Celle le 19.II.2011

Conférence Le concept de maladie dégénérative (long version) Monaco le 23.III.2011

Conférence Sexe, Grogs and Bacchanal's Bordeaux le 26.III.2011

Conférence Synesthésies Nice le 5.IV.2011

Conférence Le concept de maladie dégénérative (very short version) Nice le 14.IV.2011 Nice

Conférence Crise, lorsque les corps, la nature et les sociétés se répondent  Nice le 15.IV.2011 Nice

Conférence La part du rêve  le 7.V.2011 Nice

Conférence Jean-Martin Charcot and Paul Richer: Building a
bridge between neurology and art. Copenhague le 14.V.2011

Conférence La neurothéologie : comment les neurosciences ont-elles accommodé la  théologie  le 21.V.2011

Conférence Le cerveau des philosophes : l'École d'Athènes  le 23.V.2011

Conférence Expressions de la douleur le 22.VI.2011 Nice

Conférence Renoir et la polyarthrite le 25.VI.2011 Cagnes sur mer

Conférence Tchaïkowsky : variations sur le thème de l'âme slave  le 10.VIII.2011 Santa Reparata, Corse

Conférence Approche phénoménologique et anthropologique de la fibromyalgie  le 18.IX.2011 Nice

Conférence Jean-Martin Charcot and Paul Richer: Building a
bridge between neurology and art. Budapest le 24.IX.2011


Conférence Peindre l'altération de la familiarité le 1.X.2011 Monaco (podcast youtube)

Conférence Vingt neuf ans après  le 1.X.2011 Mougins

Conférence consignes d'approche de la méthode phénoménologique  le 6.X.2011 Nice

Conférence Des passions aux émotions  le 7.X.2011 Bordeaux

Conférence L'hystérie, fin XIXe siècle  le 8.X.2011 Cannes

Conférence Lost in Temptations (À la recherche des Tentations perdues de Saint Antoine) Amsterdam, le 22.X.2011

Communication Contribution de Raphaël à l'iconographie épileptologique le 12.XI.2011 Bordeaux

Conférence La douleur sur le champ de bataille (Charles Bell, de la douleur au douloureux) 17.XI.2011 Congrès Franco-Maghrébin Nice

Conférence Magritte, un peintre neurologique
18.XI.2011 San Remo

Conférence Des passions aux émotions : le point de vue du peintre et celui du musicien 19.XI.2011 San Remo

Conférence Fibromyalgie le 25.XI.2011 Nice

Conférence Fatigue (la naturalisation de la fatigue) le 3.XII.2011 Strasbourg

Conférence Narcisse, Echo et le mythe des neurones miroirs le 16.XII.2011 Nice Mamac     Cercle Castellion

Conférence Neurosciences et liberté le 13.I.2012 Café Philo La Colle sur Loup

Conférence Le souffroir le 26.I.2012 Nice D.U. Phénoménologie

Conférence Conscience et hallucination (Les hallucinations dans la maladie d'Alzheimer) le 27.I.2012 Congrès du G.R.A.L Marseille

Conférence la Volonté, une faculté sans domicile fixe le 4.II.2012 Nice XIVe Journée Neuro-Psychiatrique


Conférence L'arc-en-ciel nationaliste Abbaye de la Celle le 18.II.2012

Conférence La douleur et la mémoire Nice le 23.II.2012 Association A.R.D.

Conférence Illustration de quelques pathologies neurologiques dans la peinture Majorque le 25.III.2012

Conférence D'une Leçon à l'autre, une théorie de l'imitation fin XIXe Nice le 5.IV.2012 Journées Nationales de Neurologie de Langue Française

Conférence Le rêve Nice le 6.IV.2012 Cannes, Université inter-âges


Conférence Edgar Poe, la philosophie de l'ameublement le 14.IV.2012 Monaco

Conférence Actualité sur les syndromes parkinsoniens 3.V.2012 Nice

Conférence  le 12.V.2012, Les noces arrangées du génie et de la folie Saint-Tropez

Conférence  le 13.V.2012, Enquête sur Edgar Poe : travaux pratique sur les liens du génie et de la folie Saint-Tropez

Conférence  le 22.VI.2012, Le danger Porto Fino

Communication le 6.VII.2012 ambigüité de l'expression faciale ; à propos d'une oeuvre de James Ensor

Conférence le 7.VIII.2012 De la musique des sphères aux couleurs de l'arc-en-ciel Festival Musica Classica, Santa Reparata di Balagna

Conférence le 29.IX.2012 Les disconnections expérimentales Maison du séminaire, Nice

Conférence le 23.X.2012 Art et Parkinson : Beckett, Giacometti, l'immobilité, Nice

Conférence le 15.XI.2012 Le souffroir Société de Phénoménologie Clinique et de Daseinsanalyse de Nice

 
Conférence Better no brain than bad brain

Conférence 
le 1.XII.2012, Magritte et la sémiotique : un peintre neurologique Nice

Conférence le 16.II.2013 Mélomanie de Nietzsche Abbaye de la Celle, Nice

Conférence le vendredi 12 Avril 2013 Les maladies de Nietzsche Journée Nietzsche, Nice 


2011 Conférence Benoit Kullmann : peinture et philosophie : l'École d'Athènes, Nice

2011 Conférence Benoit Kullmann : peinture et philosophie : un rythme à quatre temps : Aristote et Platon, Héraclite et Démocrite, Nice

2011 Conférence Benoit Kullmann : peinture et philosophie : mais que font les stoïciens, Nice

2011 Conférence Benoit Kullmann : le cerveau des philosophes : le cerveau de Descartes

2011 Conférence Benoit Kullmann : le cerveau des philosophes : le cerveau de Kant
La page musicale de Jean-Luc Delut - La jeune fille au virginal

    Bonjour et Bienvenue à tous ceux qui auront eu le courage ou la curiosité de cliquer sur cette page.

    Avant toute chose, je tiens à remercier notre cher webmaster, BK pour les intimes, de m’avoir proposé de m’exprimer sur des thèmes en rapport avec la musique. J’espère que cette initiative fera des émules et que ce site – tout à fait remarquable à bien des égards et ce n’est pas de la flagornerie – deviendra un centre de débat, de partage  et d’échanges fructueux permettant à toutes les sensibilités de se manifester.

    J’ai l’honneur et le privilège d’ouvrir le bal, pour le meilleur ou pour le pire -  vous en serez seul juge -  mais avant de me vouer aux gémonies, de me brûler en place de Grève, de me frapper d’anathème, de m’excommunier, de m’anathématiser et que sais-je encore, je vous adjure, j’implore, je vous supplie, je prie (merci Word), bref en un mot, j’espère que dans un premier temps, vous m’accorderez votre indulgence pour ce premier papier.

    Je propose à votre sagacité une interprétation très personnelle de ce tableau de Vermeer intitulé « Jeune fille au virginal » et que notre cher Webmestre avait mis en ligne dans sa rubrique « Grand jeu : un tableau dans le tableau ».

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Comme vous pouvez le voir, il se compose de 3 parties principales :

au premier plan : une basse de viole
au deuxième plan : une jeune fille jouant du virginal
au troisième plan : un tableau de Baburen « L’Entremetteuse »

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Quel peut être le lien entre ces 3 éléments ?

    Si la relation peut paraître évidente entre le 2ème et le 3ème plan, elle l’est beaucoup moins entre la basse de viole et le reste du tableau… et, pourtant, ce lien existe. Mais prenons les choses dans l’ordre et allons du plus évident au moins évident.

La représentation d’instruments à cordes

    Les 3 instruments ont pour point commun d’êtres « à cordes » : frottées pour la basse de viole, grattées pour le virginal et pincées pour le luth. La famille serait complète si Vermeer – mais ce n’était pas l’objectif de ce tableau- avait également rajouté un instrument à cordes frappées dont l’ancêtre est le clavicorde que JS Bach affectionnait tout particulièrement. Je vous rappelle que le piano-forte est d’invention plus récente puisque le premier modèle mis au point par Cristofori daterait de 1698 et qu’il faudra attendre la deuxième moitié du 18ème siècle pour que ce dernier né s’impose comme l’instrument de prédilection de tous nos grands compositeurs.

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Gerrit Dou  Jeune fille au clavicorde 1665  Londres, Dulwich Picture Gallery
 
    Cette représentation de la musique sous forme d’instruments à cordes est inspirée des théories platoniciennes dont les origines se retrouvent dans la mythologie grecque. En effet, l’instrument à corde était considéré comme l’instrument de l’harmonie céleste et trouve son illustration la plus parfaite dans la lyre, ou plus, précisément, la kithara (à la facture plus noble et aux possibilités musicales plus développées que la lyre) d’Apollon, Dieu des arts et plus particulièrement de la musique et de la poésie.

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Simon Vouet  Apollon 1640  Budapest, Museum of Fine Arts


    Dans la mythologie grecque, les cordes s’opposent aux vents, représentés notamment par l’aulos, le syrinx ou flûte de Pan, considérés comme les instruments de la débauche et sans aucune vertu éducative.

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Joueur d’aulos

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Pan donnant une leçon au berger Daphnis


    Les instruments à vent sont également un des attributs de Dionysos, dieu du vin et de l’exaltation orgiaque. Nous retrouvons là la dichotomie nietzschéenne entre l’art apollinien et l’art dionysiaque qu’il développera  dans son premier ouvrage  « La naissance de la tragédie ». Cette distinction qui a fait florès fera l’objet, si vous m’accordez quelques milligrammes de votre soutien, d’un prochain article.

    Comme vous vous en doutez et malgré le proverbe qui voudrait que la Musique adoucisse les mœurs, cette opposition entre les deux familles d’instruments va nous conduire vers des rivalités multiples qui symboliseront celles entre la raison et la passion. Dans le cadre de ces querelles, l’une fut particulièrement tragique puisqu’elle aboutira à la mort de Marsyas dont la punition et le supplice seront à l’origine de nombreuses peintures du 16ème et du 17ème siècle. L’iconographie est donc très riche, en voici un petit aperçu.

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Le Guerchin Apollon et Marsyas 1618 Florence, Palais Pitti, Galerie Palatine

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Titien  Le supplice de Marsyas 1575-76 State Museum, Kromeriz, Czechoslovakia

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José de Ribera Apollon et Marsyas 1637 Galleria Nazionale di Capodimonte


    Au centre de ce conflit : l’aulos versus la lyre. L’aulos, crée par Hermès ou Athéna, rejeté par cette dernière parce qu’il lui déformait son beau visage et qui, n’ayant pas accepté que son doux minois soit mis à mal, réservera les pires châtiments à celui qui en jouerait, deviendra le symbole du désordre, de la débauche et de la passion. Notre malheureux Marsyas, qui n’avait pas dû lire la Gazette du Mont Olympie, ramassa l’objet oblongue et charmé par la beauté du son, eut l’idée, comble de la vanité, de l’impudence et de l’irréflexion, de défier Apollon dans une joute musicale. Cette lutte manichéenne entre le Bien et le Mal débouchera, comme au cinéma où  il est normal –à quelques exceptions près- et pédagogique que le Bien gagne, sur la mort de  Marsyas qui sera écorché vif par le bel Apollon, représentant des forces de l’ordre. Vive l’invariance structurelle de nos schémas de pensée !!

Mais revenons-en à notre tableau.

    L’utilisation des instruments à cordes par Vermeer fait, très certainement, référence, à la notion d’ordre et d’harmonie qui leur sont attachées. Leur utilisation dans les 3 plans a pour but de signifier que l’allégorie sous-jacente s’inscrit dans une logique représentative du sens harmonieux de la vie. Fin du 1er acte.

Rapport entre le 2ème et le 3ème plan

Le 2ème plan représente une jeune fille qui joue du virginal, instrument très en vogue au 17ème siècle, notamment en Angleterre, ou il désigne alors tous les instruments à clavier et à cordes pincées. Ce n'est que plus tard que sera établie la distinction entre harpsichord (clavecin) et virginal (qui deviendra synonyme d'épinette, instrument à un seul registre, sorte de petit clavecin portatif).

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    Quant à l'origine du terme, elle reste incertaine. Selon les uns, il serait issu du mot virga (sautereau), selon les autres trouverait son origine dans le fait que l'instrument, le plus souvent en forme de boîte rectangulaire avec clavier sur le côté, était joué par des jeunes filles. C’est ce second sens qui semble prévaloir dans le tableau de Vermeer.  Le virginal et la jeune fille sont allégoriquement une représentation de la virginité.

    Le 3ème plan représenté par le tableau de Baburen a pour titre « L’entremetteuse ». Certes, ce tableau, comme nous l’a révélé notre cher Webmaster aurait appartenu à la famille Vermeer mais il n’est pas ici par simple coïncidence. Le titre – on ne peut plus évocateur- nous laisse présager un monde de délices que la décence m’interdit de vous dévoiler mais que vos imaginations fécondes et paillardes n’auront aucun mal à se représenter. Je pense qu’à ce stade de la réflexion, le lien entre le 2ème et le 3ème plan vous apparaît avec plus d’évidence. Nous avons, d’un côté, une jeune fille, supposée vierge – je ne peux pas en attester n’ayant pas en ma possession le rapport de son gynécologue- et de l’autre, une femme aux charmes plantureux qui utilise son luth pour attirer dans ses griffes les messieurs en surcharge de testostérone. Le lien vous saute t’il aux yeux ?..... mais si…. Vous ne voyez pas !!…. Réfléchissez un peu et vous trouverez…. Je vous laisse encore quelques secondes…..

    Ca y est, vous avez trouvé ! Nous avons, en effet, sous les yeux une représentation allégorique des âges de la vie d’une femme. D’abord vierge comme la mère de Jésus mais qui contrairement à celle-ci, ne le restera pas, pour à son tour procréer et participer ainsi à la bonne marche du monde. Une partie du cycle est maintenant dévoilé avec les 2ème et 3ème âges de la vie d’une femme. Fin du 2ème acte

    Mais il en manque un car en général, les cycles de la vie - les peintures sur ce thème sont nombreuses -  vont par 3 voire 4 : l’enfance, la jeunesse, la maturité et la vieillesse. Vermeer les a, donc, transposé pour les adapter à son allégorie des âges de la femme.

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Caspar David Friedrich Les 3 âges de la vie 1835

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Titien Les 3 âges de la vie  1512 National Gallery of Scotland, Edinburgh
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Hans Baldung Les 3 âges de la vie et la Mort Début 16ème siècle


Quid de la basse de viole, 1er âge !!

    Que vient faire ici cette basse de viole ? Le rapport ne semble pas évident au premier abord. Je vais tenter, néanmoins, par une surchauffe neuro-philosophico-mytho-historico-musicologique d’apporter une réponse – qui n’engage que moi - et qui sera aussi convaincante,, que possible. J’espère que vous serez indulgent avec moi et qu’en plus de l’affreuse migraine que cette surchauffe a entraînée, je ne récolterais pas votre opprobre.

    Comme vous l’avez remarqué et comme l’a si bien écrit Patrick Suskind dans son livre « La Contrebasse » (auteur également du remarquable « Le Parfum »), la basse de viole, ancêtre de la contrebasse, évoque les formes sensuelles de la femme dans sa partie supérieure. Je sais, il faut être un peu dérangé du ciboulot, pour aimer une femme-tronc mais chaque être vivant, même ceux que la Nature n’a pas gâtés, ne méritent-ils pas un peu d’amour ?

contrebasse.png

    Moi-même, contrebassiste de formation et érotiquement déséquilibré, je dois vous avouer qu’il m’est déjà arrivé de succomber aux charmes de la mienne qui trône, sous 3 tonnes de poussière, dans mon salon. J’évoque la poussière, simplement, pour vous faire comprendre que malgré mes tentatives, le résultat ne fut pas très concluant et que suite à l’avis péremptoire de mon médecin me conseillant d’arrêter toute forme de rapport (comprenez ce que vous voulez) avec elle, je l’ai laissé dépérir dans son coin en espérant que ses charmes lubriques puissent s’estomper sous l’effet diaphane des scories accumulées. Pourtant qu’elle était belle ma contrebasse, roumaine d’origine, aux formes pulpeuses, vibrant de toute sa puissance dans mon aine et irradiant tout mon corps d’une douce vibration me conduisant aux portes de l’extase,  couleur cuivre ou rouge brun, ça dépendait de ce qu’elle avait bu la veille. Bref, arrêtons là, je digresse…(certains, mal intentionnés, penseront « régresse », je les laisse avec leurs mauvaises pensées).

    Reprenons le fil de cette analyse. Dans l’esprit de Vermeer, je doute que la basse de viole ait été reproduite dans le but de représenter les formes charnues de la femme en état de procréation mais c’est une possibilité. Il y a un autre sens à attribuer à sa présence et qui est, pour sa part, en rapport avec l’usage de l’instrument au sein du quatuor à cordes ou dans un orchestre. La basse de viole et la contrebasse sont les instruments à cordes les plus graves de l’orchestre et représentent la base harmonique de l’ensemble d’une œuvre. Ces instruments sont donc souvent utilisés pour jouer la tonique à partir de laquelle se construit harmoniquement toute l’œuvre exécutée. Mais au-delà de cette utilisation, ils servent aussi, dans l’imaginaire musical,  à représenter les origines premières de notre monde, ses racines, ses fondations. Les contrebasses dans le 1er mouvement de la 2ème symphonie de Malher ou le 4ème de la 6ème symphonie de Beethoven évoquent le chaos, une vague idée du « Big Bang » originel. Fin du 3ème acte.


Le lien vous saute t’il aux yeux maintenant ?

    Je réquépépéte depuis le pébut. Nous avons :

une vierge, représentant le 2ème âge de la vie
une entremetteuse dont le rôle dévoyé représente le 3ème âge
une basse de viole qui, outre sa forme de corps féminin, symbolise les racines, la naissance du monde et représente le 1er âge.

Épilogue

    A l’évidence, Vermeer nous a peint une allégorie des âges de la vie d’une femme en insistant, par l’utilisation des instruments à cordes, sur l’aspect harmonieux de ces 3 cycles qui sont indispensables à la bonne marche du monde (ce n’est un secret pour personne). La naissance, la virginité puis la procréation qui conduit à de nouvelles naissances représentent ces 3 âges. La boucle est ainsi bouclée et ce cercle vicieux est inextricablement constitutif de notre survie sur cette terre. Waouhhhh ! le scoop.

    Applaudissements (si le cœur vous en dit et que vous n’avez pas une crampe à force de titiller la souris) et Rideau. Fin de la pièce.

    L’objectif n’était pas ici de vous révéler un scoop (quoique vous ayez appris des choses sur moi que, même, ma mère ne sait pas) sur l’organisation de notre univers mais simplement de contribuer modestement à la bonne marche, non pas du monde, mais de ce site prometteur. 

    Toutes vos remarques seront les bienvenues et surtout pas d’autocensure. Laissez vous aller. Comme en musique, « lâchez prise » et laissez vous envahir par la voluptueuse émotion épistolaire.

Amitiés à tous.

Jean-Luc DELUT

Date de création : 20/06/2008 : 20:53
Dernière modification : 20/06/2008 : 22:04
Catégorie : La page musicale de Jean-Luc Delut
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Réactions à cet article


Réaction n°5 

par jji le 14/12/2008 : 18:09

Grâce à "BK" dont je suis le patient, j'ai accédé à votre rubrique qui m'a amusé autant qu'intéressé : vous ne manquez ni de verve, ni de culture ! Quand le fond (d'un article) est "travesti" (dans le meilleur sens du terme) par un esprit si fin (pour la forme), c'est avec délectation que  l'on lit de tels papiers ! De tous temps, les créateurs ont su faire "passer" des messages et les peintres ne sont pas les derniers a avoir usé d'images à double (triple ou multiple) sens...Comme il est passionnant d'avoir de telles révélations sur les intentions de Vermeer à plusieurs siècles de décalage ! Violoniste pendant plus de 25 ans à l'Orchestre Philharmonique de NICE, reconverti dans la Communication culturelle (voir "Cultures pour tous" dans la page de présentation), je partage avec vous la sensation de sensualité qu'il peut y avoir à tenir dans ses bras un instrument à cordes qui vibre sous ses propres doigts et la décence m'interdit de faire un rapprochement entre la baguette de l'archet et une autre pour d'autres types de vibrations...Au plaisir de vous (re) lire une prochaine fois !

J.J.I


Réaction n°4 

par JL le 22/06/2008 : 16:34

Bonjour mon cher Emilio,

Votre suggestion est très intéressante et notre Webmaster émérite ne manquera pas d'y réfléchir, j'en suis sûr.

En ce qui concerne la première interprétation, il est, tout à fait, vrai que ce combat entre Apollon et Marsyas est sous tendu par des intérêts politiques et culturels. Il symbolise la lutte entre la culture grecque et les coutumes venues d'Asie Mineure, Marsyas étant phrygien (la phrygie se situant dans la partie orientale de la Turquie actuelle). Je ne savais pas qu'on lui avait éventuellement attribué une origine arcadienne (l'Arcadie se situant en Grèce). Par contre, Pan en serait originaire.

En ce qui concerne la flûte de Pan, le contexte politico-culturel serait celui d'une lutte contre l'orphisme qui remettait en cause les valeurs religieuses grecques et dont Dionysos, dans le cortège duquel se retouve le Dieu Pan, en est la principale divinité. Les instruments à vent faisant partie de leurs attributs, il apparaît normal, aux yeux des grecs, qu'Apollon avec sa lyre sorte également vainqueur du combat contre Pan.  L'harmonie contre la débauche et le chaos, la raison contre la passion, le Bien contre le Mal.

En ce qui concerne votre deuxième interprétation, elle est tout à fait judicieuse. L'analogie entre l'écorchage de Marsyas et celui de l'orme est possible à la seule condition que l'on soit certain que l'aulos (apparenté à la famille des hautbois et qui est attaché à la figure de Marsyas, la flûte l'étant à celle de Pan)ait été fabriqué à partir de l'orme mais je n'ai rien trouvé qui puisse en attester.

Excusez encore ma prolixité mais toutes ces questions ont l'avantage d'éclaicir des problématiques parfois complexes et de mieux comprendre la symbolique des oeuvres d'art en les rattachant au contexte historico-culturel qui peut échapper à nos esprits d'hommes et de femmes du 21ème siècle, en tout cas le mien. L'écriture reste le meilleur moyen d'organiser et d'éclaircir sa propre réflexion.

Amitiés à tous.

Jean-Luc 


Réaction n°3 

par emiliocampari le 22/06/2008 : 14:42

Il faudrait suggérer au Webmaster d'aller un peu plus loin dans l'interprétation des tableaux présentés. Par exemple, la question de l'opposition entre Apollon et Marsyas a suscité de nombreuses interprétations. J'en cite deux :
-l'une de Graves : Apollon l'Héllène extermine Marsyas l'Arcadien, conquête marquée sur le plan culturel par le remplacement des instruments à vent ( flute de Pan ) par les instruments à corde ( Lyre d'Apollon)
-l'autre se situe dans l'analogie formelle entre échorcher le pauvre Marsyas et écorcer l'orme ( l'aulne)  pour en faire une flute.

EC

Réaction n°2 

par JL le 20/06/2008 : 22:58

Bonsoir,

Merci de votre message et bravo pour la réactivité à propos Du Gerchin.

Amitiés à tous.

Jean-Luc


Réaction n°1 

par emiliocampari le 20/06/2008 : 22:12

Caro JLD

Je pensais bien que vous franchiriez vous aussi la barrière qui sépare le lecteur de l'auteur. Merci pour ces éclaircissements sur l'une des oppositions fondamentales  qui vont rythmer l'histoire de la pensée occidentale, et qui va résonner par exemple entre les peintres baroques et classiques. Je sens que nous allons rencontrer le pauvre Marsyas et l'abominable Apollon à bien des coins des sentiers que nous allons tracer, en particulier entre musique et peinture.

Une petite colle, à propos du Guerchin, que je demande au Webmestre de placer dans Le petit jeu, échos ....

Ciao, tanti bacci a tutti

Emilio


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